Analyse de Cycle de Vie (ACV) : à quoi ça sert ?

L’analyse de cycle de vie ou ACV est un outil d’accompagnement à la décision dont les résultats sont utilisés en besoin d’écoconception, d’orientation de politique publique ou d’affichage environnemental. L’ACV a pour principal objectif la présentation de vision globale des impacts que génèrent les produits tels que les biens, les procédés ou les services. Pour les politiques industrielles, cela implique surtout le choix de la conception et l’amélioration d’un produit ou d’un choix de procédé. En matière de politique publique, l’analyse de cycle de vie concerne surtout le choix de filière de valorisation et aussi des critères d’écolabellisation de produits.

Une forte sollicitation pour des comparaisons

On utilise souvent l’évaluation environnementale dans une comparaison. Elle est par exemple sollicitée pour comparer deux techniques pour un concepteur, deux produits pour un acquéreur ou encore lors d’une comparaison entre deux orientations politiques. Quoi qu’il en soit, l’analyse du cycle de vie dispose d’un pouvoir de restitution en matière de complexité de l’environnement. Elle permet aussi de prévenir les choix qui peuvent avoir des conséquences dégradantes pour l’environnement ou déplacer ainsi les impacts d’une étape du cycle de vie à une autre explique Nicolas CHARLES du bureau d’études thermique treenergy. Faire une analyse de cycle de vie, permet aussi de rendre compte des transferts de pollution potentiels. Cela représente une possibilité de comparaison entre deux produits offrant les mêmes fonctionnalités (par exemple : une bouteille en verre et une bouteille en plastique jetable) ou entre deux services dématérialisés (par exemple : un e-mail et un courrier postal).

Quel est l’intérêt de l’analyse de cycle de vie ?

Elle permet avant tout d’éviter le risque de transfert d’impact et d’évaluer différentes natures d’impacts environnementaux sur tout un cycle de vie. Utilisée dans une comparaison, cette analyse montre le produit qui a moins d’impact sur l’environnement. Toutefois, elle peut aussi mettre en évidence cette théorie de gain qui peut entrainer une dégradation conséquente. Par exemple, si l’on améliore l’isolation d’un réfrigérateur, on peut diminuer la consommation d’énergie, mais cela nécessite évidemment l’utilisation de matériaux plus toxiques. Dans ce cas, la diminution de l’impact environnemental au niveau des matières de base entraine son augmentation lors de la fabrication et l’utilisation de la matière.

Un simple outil d’aide à la décision

Les résultats émanant de l’analyse de cycle de vie représentent souvent la complexité des systèmes que l’on étudie. En effet, c’est à partir de ces résultats qu’il est possible de faire des identifications entre des points forts et points faibles d’un système. Cependant, il est difficile de faire une proposition au niveau de la hiérarchisation absolue surtout en ce qui concerne la qualité écologique. C’est justement dans ce sens que l’analyse de cycle de vie n’est considérée qu’étant un simple outil d’aide à la décision.