Faut-il consommer du vin bio ?

Sur le marché français, les vins bio rencontrent un succès réel : au cours du premier semestre 2016, 300 nouveaux domaines viticoles se sont lancés dans cette filière. Si les producteurs exploitent ce potentiel, les consommateurs apprécient également de trouver, au sein d’un menu, des boissons issues de l’agriculture biologique. Mais que valent vraiment les vins bio ? Zoom sur un produit de plus en plus présent sur nos tables !

Les jeunes : premiers amateurs de vins bio !

À l’échelle de la France et même de l’Europe, on considère que la consommation de vin bio représente un véritable marché : selon une enquête Ipsos, près de 35 % des Français, Allemands, Britanniques et Suédois dégustent — régulièrement ou de temps en temps — cette boisson alcoolisée en version « bio ».

Les personnes naturellement plus soucieuses de l’environnement sont également plus enthousiastes à l’idée de déguster un vin bio : plus d’un consommateur de vin bio sur cinq est âgé de moins de 35 ans. Bien sûr, puisque les jeunes représentent l’avenir, on imagine forcément que dans les prochaines années, nos repas seront de plus en plus souvent partagés autour d’un vin bio.

Le vin biologique est-il meilleur ?

Les vins bio sont conçus avec un raisin de qualité, issu d’une plante qui a eu tout le temps de pousser de façon naturelle et régulière. Cette méthode d’agriculture raisonnée et respectueuse de l’environnement implique des impacts sur le goût : souvent, le vin bio est jugé plutôt savoureux. Cependant, il faut savoir que la boisson ne contient pas de substances chimiques permettant une meilleure longueur au niveau du palais : les œnologues parleront d’une fin de bouche légèrement courte. Ainsi, le vin biologique dispose de qualités gustatives réelles mais sans artifices, ce qui rend l’expérience différente.

Sur le plan des effets possibles sur la santé, on gagne en assurance lorsque l’on consomme un vin biologique. Le viticulteur conçoit la boisson uniquement avec des produits d’origine naturelle, dont la quantité est toujours limitée (notamment pour le cuivre). Les plantes ne sont pas vaccinées et aucune substance n’est injectée dans le sol. Le producteur prend des risques — puisque ses cultures sont moins résistantes aux intempéries, par exemple — mais s’assure de proposer un résultat plus sain aux consommateurs.

Sources : lepetitballon.com et  lsa-conso.fr