Les forêts boréales de Russie sont en danger

C’est l’ONG Greenpeace qui tire la sonnette d’alarme : la Taïga perdrait environ 2.5 millions d’hectares de forêts par an. En Russie, il faut dire que ces forêts ne sont pas protégées et leur extinction mettrait en danger à la fois l’environnement et la population locale. Dès lors, des exploitants sont pointés du doigt et l’ONG invite l’État à agir pour éviter l’extinction de ces forêts.

Le plus grand site naturel au monde

La Taïga russe représente beaucoup pour les écologistes du monde. En effet, il s’agit du plus grand site naturel au monde avec une surface de 16 millions de km². Ce qui représente plus de la moitié des forêts primaires du globe. Elle abrite surtout une faune et une flore gigantesque et les chercheurs du monde entier aiment y réaliser des expériences. La particularité de ces forêts, c’est qu’elles résistent bien aux changements climatiques on peut y retrouver des lynx, des loups, des ours bruns ou encore des rennes sauvages. Concernant la Russie, et surtout le site de flore boréale de Dvinsky, la situation est particulièrement inquiétante, car le pays abrite à elle seule plus de 60% des forêts boréales au monde.

Un désastre écologique

Si rien n’est fait, l’ONG Greenpeace prédit que l’on va directement vers la disparition de la Taïga de Dvinsky dans 10 ans. En effet, plus de 300.000 hectares de conifères ont déjà été rasés depuis les années 2000. Pourtant, les ONG et les compagnies d’exploitation forestières avaient passé plusieurs accords allant dans le sens de protéger ces espaces. Cependant, en ce qui concerne la Russie, ce sont plus de 7% de forets qui ont été rasés en 2013 soit 1.4 million d’hectares par an. Ce qui représente la moitié des 2.5 millions d’hectares qui ont qui disparaît chaque année. Il faudra alors penser à faire quelque chose, surtout au niveau du gouvernement russe.

Des exploitations visées

Parmi les principaux responsables de cette déforestation massive, l’exploitant russe Pomor Timber n’est pas le seul à être pointé du doigt par Greenpeace. On a aussi le groupe Titan, Arkhangelsk Pulp et Paper Mil qui ne consomment pas moins de 4.5 millions de mètres cubes de foret par an. De plus, ils souhaitent augmenter l’approvisionnement en bois de leur usine de pâte à papier. L’ONG américaine a aussi tenu à livrer dans son rapport le nom de certains clients influent qui commercialise du bois en Europe de l’Ouest pour la construction de bâtiments, de terrasses, de saunas ou encore de panneaux qui est ensuite vendue aux chaines de bricolage.