L’isolation écologique une tendance qui s’affirme

Le marché de l’isolation est boosté par les récentes implications des pouvoirs publics dans la chasse au gaspillage énergétique afin de réduire la facture exorbitante des énergies fossiles achetées à l’étranger par nos gouvernements successifs que sont principalement le pétrole et le gaz. Cette facture dépassera les 60 milliards d’Euros en 2013 et ne cessera d’augmenter dans les prochaines décennies si aucun moyen n’était décidé et mis en place.
L’isolation thermique des constructions est reconnue par tous comme le véritable moyen sérieux et durable pour contrer cette situation intenable à terme. La précarité énergétique des ménages, est calculée par les experts autour de 15% pour toute l’Europe, elle pourrait atteindre les 40 % à l’horizon 2040 si rien n’est fait. Les actions pour économiser l’énergie sont orchestrées au plus haut niveau de l’État qui soutient les investissements des ménages pour les inciter à engager des travaux d’isolation du sol, des murs ou des combles. Pour ce faire les crédits d’impôt, les certificats d’économie d’énergie (les CEE) , les prêts à taux zéro et les diverses aides des organismes tels que l’ ANAH et l’ADEME sont dédiés à la mise en œuvre de ces actions d’envergure nationale.

A cette tendance à l’économie énergétique, s’ajoute un réel intérêt pour les énergies renouvelables et pour le respect de l’environnement et de la planète. Certains fabricants d’isolants ont largement anticipé cet engouement du public et nombreux sont ceux qui se sont lancés vers des fabrications nouvelles de produits d’isolation à partir de matières alternatives qui réunissaient les critères prônés par le développement durable. On trouve en tête de liste l’isolation à la ouate de cellulose, les panneaux de paille, les fibres de bois en vrac ou en panneaux, la laine de mouton, le liège expansé, la fibre de coco.

Les systèmes de construction eux-mêmes évoluent et on trouve dans toutes les régions de France non seulement les traditionnelles maisons maçonnées à base de matériaux minéraux : brique, béton, parpaing de ciment, maisons en pierres, mais aussi des constructions bioclimatiques. Ces maisons bien souvent à ossature bois construites à sec sont prescrites par les architectes et les constructeurs pour les qualités d’isolation naturelles du bois et pour leur facilité à y intégrer les isolants naturels, biosourcés qui ont été présentés au paragraphe précèdent.
Le bois massif trouve aussi sa place dans les constructions modernes et son entretien à base de lasure bois , saturateur et huile de protection issus de substances naturelles, permet de donner à ces habitats nouveaux une esthétique souvent méconnue jusqu’ici.