Les interrogations sur le recyclage du papier

Le papier est partout. Presse, emballages, matériel de bureaux etc., la production de papier et de carton est très importante. Le papier est un déchet qui est trié et recyclé depuis de nombreuses années. Mais quelle est la réalité ?

Le papier, un recyclage efficace

En France, la consommation annuelle de papier s’élève à 10,9 millions de tonnes, soit environ 364 kilos de papier consommé par seconde.

Le tri des déchets et en particulier le tri du papier est presque devenu une tâche quotidienne, pour les particuliers comme pour les entreprises. C’est une pratique courante pour certains mais d’autres ont encore parfois du mal à s’y faire. Son recyclage est lui aussi réalisé depuis un temps certain et la technique de recyclage s’est largement industrialisée. C’est toute la gestion des déchets français qui s’industrialisent peu à peu et qui devient de plus en plus efficace.

En effet, la France recycle environ les deux tiers de sa production de papier, soit environ 6 millions de tonnes de papier recyclés comprenant : cartons, caisses, journaux, emballages ménagers, magazines etc. Selon certains chiffres, le recyclage du papier permettrait de couvrir plus de 60% des besoins de la papeterie en France. En cause : une politique de collecte et de tri des déchets performants grâce notamment à de nombreuses campagnes de sensibilisation à destination du public français.

Le cas particulier de la presse française

Juillet marque le pas : la semaine dernière des organisations syndicales des éditeurs de presse ont signé une convention d’engagement volontaire avec Ecofolio, un organisme chargé de la gestion des déchets de papier. Cette convention durera trois ans et a pour but de sensibiliser les lecteurs de presse au recyclage et donc de promouvoir le recyclage du papier par des actions de communication, notamment des campagnes d’information et de sensibilisation diffusées gracieusement.

L’objectif est clair : augmenter le taux de recyclage français de 47 à 55 % d’ici l’année 2016.

Cependant, la responsabilité des éditeurs de la presse française est mise en cause car depuis 2008, ils sont exonérés de l’écocontribution dans le cadre de leur responsabilité importante de production de papier. On estime aujourd’hui à 800 000 tonnes de papiers que ne sont donc pas assujettis à l’écocontribution. Le manque à gagner pour la filière REP (Responsabilité Elargie des producteurs) est donc important et ce sont les citoyens qui prennent donc en charge une partie des déchets de la presse. De plus, on peut douter de l’efficacité des campagnes de communication offertes par les organisations syndicales de presse car elles auraient normalement lieu en été et en hiver, périodes où l’efficacité n’est pas la meilleur en terme de visibilité pour les annonceurs.