Zoom sur l’autoconsommation collective

Panneaux solaires, éoliens, l’énergie verte vous tente, mais vous hésitez à vous lancer ? Plutôt que d’investir seul dans les énergies de demain, pourquoi ne pas partager les dépenses avec ses voisins ? L’autoconsommation collective ouvre la voie vers un brillant avenir.

L’énergie constitue un des enjeux les plus importants de demain. Elle a un impact direct sur le budget des foyers. En puisant dans les ressources terrestres limitées des matériaux dangereux et coûteux, les énergies fossiles ont des conséquences désastreuses pour la planète. Le soleil offre au consommateur, en particulier dans les régions à fort ensoleillement, une source d’alimentation de chauffage et d’éclairage gratuite et plus respectueuse de l’environnement.

Il n’est donc pas rare de voir fleurir sur nos toits de beaux panneaux photovoltaïques qui captent les rayons de l’astre pour les restituer en énergie. Jusqu’à présent, il s’agissait d’une démarche individuelle : chaque ménage ou chaque entreprise récolte sa propre énergie verte et en revend l’excédent à son fournisseur. La loi actuelle s’élargit à présent vers l’autopartage.

Notre énergie verte

Le concept d’autoconsommation collective réside dans le fait que plusieurs personnes s’associent, en partenariat avec un professionnel de l’énergie pour produire et profiter ensemble de leur production. Le terme « collective » rassemble une large concentration d’associations : collectivité, bailleurs sociaux, copropriétés, écoles, entreprises, associations de quartier, etc.

Le point commun de ces structures demeure le regroupement en personne morale. L’autre dénominateur commun à ces associations reste la proximité géographique : entre voisins, habitants d’un même quartier, la même ville, sociétés installées dans la même zone industrielle. Par exemple, lors de la construction du projet immobilier Ydéal Confluence situé à Lyon, le promoteur s’est rapproché de son fournisseur d’énergie pour établir un partenariat gagnant/gagnant. Résultat : une résidence moderne qui consomme peu, de par son architecture et son autoproduction d’énergie.

Les propriétaires qui mettent en commun leurs énergies mutualisent les coûts d’installation, de stockage et de distribution de leur propre production. Chacun apporte sa contribution à l’investissement commun en fonction de sa consommation. Le nouveau compteur connecté mesure précisément les besoins de chaque foyer pour établir des factures aux centimes près.

La collectivité allège ses coûts, facilite les démarches auprès du fournisseur d’énergie et réalise même des bénéfices sur les surplus de consommation. Face aux difficultés, beaucoup renoncent à se lancer dans l’aventure photovoltaïque et continuent à utiliser des énergies polluantes. Cette nouvelle alternative pourrait bien les convaincre de se lancer vers un habitat plus durable pour les générations futures.